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Data visualisation : définition, outils et exemples

La data visualisation rend les données plus faciles à comparer. Découvrez des exemples, des outils et les contrôles pour choisir un graphique utile.

Par Cyril Croze · Directeur clientèle chez Upto1
Publié le · Mis à jour le

À retenir

Choisissez le graphique après la question. Les unités, la source et les limites sont aussi importantes que les formes et les couleurs.

Les repères pour comparer
QuestionPoint de départ possibleVigilance
Comparer des offresBarresMême unité et même période
Suivre une évolutionCourbeDates et interruptions de collecte
Examiner une relationNuage de pointsCorrélation différente de causalité
Lire une valeur préciseTableauDéfinitions et arrondis
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Commencer par une question plutôt que par un graphique

Voulez-vous comparer des catégories, suivre une évolution ou comprendre une répartition ? Écrivez cette question avant d’ouvrir un outil. Un graphique peut être exact et pourtant peu utile si son lecteur ne sait pas ce qu’il doit y regarder.

Exemple fictif : un responsable veut savoir quelles offres génèrent des demandes qualifiées. Un classement des visites ne répond pas directement à sa question. Il faut choisir des données proches du résultat attendu et préciser ce qui manque éventuellement pour les obtenir.

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Choisir une représentation adaptée à la comparaison

Des barres facilitent souvent la comparaison de catégories. Une courbe peut montrer une évolution dans le temps. Un nuage de points peut aider à examiner une relation entre deux variables, sans démontrer à lui seul une causalité. Le choix dépend de la question et de la nature des données.

Les guides de l’Office for National Statistics présentent plusieurs types de graphiques et leurs usages. Ne multipliez pas les formes simplement pour varier le décor. Une même convention de lecture peut faciliter la comparaison entre les pages d’un tableau de bord.

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Exemple : comparer deux campagnes sans masquer les volumes

Simulation fictive : la campagne A produit 20 demandes pour 500 € et la campagne B 10 demandes pour 300 €. Les coûts par demande sont de 25 € et 30 €. Deux barres peuvent comparer ces coûts, mais le nombre de demandes doit rester visible. Pour l’ensemble, le coût est 800 / 30 = 26,67 €, et non la moyenne simple de 25 € et 30 €.

Si seulement cinq demandes de A et huit de B sont qualifiées, la lecture change encore : les coûts par demande qualifiée sont de 100 € et 37,50 €. Le graphique doit indiquer la définition retenue. Cet exemple montre pourquoi un visuel efficace dépend d’abord de la qualité du calcul et de la question posée.

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Contrôler les unités, les périodes et les dénominateurs

Indiquez si vous montrez un nombre, un montant ou un taux. Pour un pourcentage, précisez la population de référence. Deux valeurs de 10 % peuvent décrire des réalités très différentes si l’une porte sur dix personnes et l’autre sur dix mille.

Comparez des périodes cohérentes. Un mois incomplet ne doit pas être présenté comme s’il avait la même durée que le précédent. Si une rupture de collecte ou une modification de définition intervient, annotez-la pour éviter une explication commerciale trompeuse.

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Rendre le graphique lisible sans déformer le message

Les titres, unités, échelles et libellés font partie de la représentation. Une échelle tronquée peut amplifier visuellement une différence. Des effets de perspective peuvent gêner la comparaison des tailles. Choisissez une présentation sobre et expliquez toute convention susceptible de modifier la lecture.

N’utilisez pas uniquement la couleur pour distinguer des situations. Ajoutez des libellés, des symboles ou une description textuelle selon le besoin. Le lecteur doit pouvoir comprendre l’information avec un écran différent ou une perception des couleurs différente de la vôtre.

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Donner accès à la source et à une lecture détaillée

Affichez la source, la date de mise à jour et les principales limites. Lorsqu’un chiffre étonne, le lecteur doit pouvoir retrouver sa définition et le périmètre retenu. Un tableau de données ou un export peut compléter utilement le graphique.

Le dashboard SEO distingue par exemple les impressions, les clics et les conversions. Une visualisation ne doit pas effacer cette différence pour produire une courbe plus simple. La fiabilité du tracking reste déterminante en amont.

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Tester la compréhension avec les personnes concernées

Montrez le graphique sans commentaire et demandez ce que la personne comprend, ce qui la surprend et quelle décision elle envisagerait. Les hésitations révèlent souvent un titre trop vague, une unité absente ou un niveau de détail inadapté.

Révisez ensuite la présentation et conservez les conventions qui fonctionnent. La data visualisation est réussie lorsqu’elle aide à discuter d’un fait et de ses limites. Elle ne se résume ni à un outil particulier ni à une collection de graphiques spectaculaires.

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Choisir les outils selon les lecteurs et les données

Un tableur peut suffire pour explorer une petite série et préparer un graphique ponctuel. Un outil de reporting partagé sert des besoins de filtres et de consultation récurrente. Une application métier peut demander des vues conçues pour son parcours. Choisissez selon les sources, les droits, la maintenance et les usages plutôt que le nombre d’effets visuels.

Le guide Looker Studio, désormais Data Studio décrit une démarche de tableau de bord marketing. Pour préparer la collecte, le plan de marquage fournit les définitions des événements. Les lecteurs doivent retrouver ces définitions et une présentation textuelle ou tabulaire lorsque le graphique seul ne leur permet pas d’accéder à l’information.

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